Chargé de Développement Touristique
Le chargé de développement touristique monte et suit des projets qui renforcent l'attractivité touristique d'un territoire.
Une communauté de communes veut créer une boucle cyclable entre plusieurs villages et attirer des visiteurs hors saison. Avant le premier coup de pioche, quelqu'un doit étudier la fréquentation, chiffrer le projet, chercher des financements, réunir élus, hébergeurs et associations, puis suivre les travaux et préparer la communication. C'est le travail du chargé de développement touristique.
Il travaille sur le temps long, sur des projets concrets : un sentier de découverte, un label, l'aménagement d'un site, une nouvelle offre pour les groupes. Le chargé de promotion fait connaître ce qui existe ; lui contribue à créer de nouvelles offres.
Les missions
Réaliser un diagnostic du territoire : sites, hébergements, transports, fréquentation, concurrence
Proposer une stratégie et des projets aux élus et aux partenaires
Monter les dossiers de financement et suivre les budgets
Rédiger les cahiers des charges et lancer les appels d'offres
Coordonner les acteurs : collectivités, professionnels du tourisme, associations
Suivre la réalisation des projets et en évaluer les résultats
Superviser la communication autour des nouvelles offres
Les compétences attendues
Le poste demande un profil à la fois analytique et diplomate.
Connaissance de l'économie du tourisme et du fonctionnement des collectivités
Méthode de gestion de projet et suivi budgétaire
Aisance à l'écrit pour rédiger notes, dossiers et rapports
Capacité à convaincre et à négocier avec des interlocuteurs variés
Autonomie, car un projet s'étale sur des mois, parfois des années
Où exercer ce métier ?
Les employeurs sont surtout publics ou associatifs : communes et intercommunalités, départements et régions, agences de développement touristique, offices de tourisme, syndicats intercommunaux. Des villages vacances et des bureaux d'études recrutent aussi ce type de profil.
Onisep et le CIDJ décrivent des postes souvent créés pour la durée d'une mission précise, avec peu de CDI. Les déplacements sont fréquents et les réunions avec les élus ont parfois lieu le soir ou le week-end.
Le salaire
En début de carrière : entre le SMIC et 1 880 € brut par mois.
Le CIDJ indique un salaire de départ à partir du SMIC. Le montant d'Onisep, à partir de 1 880 € brut par mois, correspond à la grille des attachés et des ingénieurs territoriaux de la fonction publique.
Sources : CIDJ, Onisep (consultées en octobre 2026).
Les évolutions possibles
Avec l'expérience, le chargé de développement peut prendre la tête d'un service tourisme dans une collectivité, diriger un office de tourisme ou piloter des projets plus larges d'aménagement du territoire. Dans la fonction publique territoriale, l'évolution passe aussi par les concours.
Se former à Pôle Sup
Disons-le clairement : ce poste se décroche difficilement avec un Bac+2 seul. Onisep situe le niveau d'accès à Bac+5 (master en tourisme, en urbanisme ou en aménagement du territoire), souvent après une licence professionnelle, et une première expérience de terrain aide beaucoup. Le CIDJ cite toutefois le BTS Tourisme parmi les formations possibles : c'est une première marche.
Le Pôle Sup propose ce BTS en formation initiale, sur deux ans. Le module Tourisme et territoires vous apprend à analyser les destinations et les dynamiques territoriales liées au tourisme, et la conception de produits touristiques vous initie à l'étude de marché. Il faudra ensuite poursuivre à l'université ou en école spécialisée, en dehors du Pôle Sup.
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